Montana (l'homme au visage bandé au comportement agressif) surprend dans des galeries souterraines deux individus du monde arquien en train d'évoquer un dénommé Racken, qui semble être terrifiant.
Montana les élimine et s'introduit dans la cité incognito. Il trouve du travail sans chercher puisque Racken ne cesse de fortifier sa citadelle. Cette citadelle abrite en son centre un puits sans fond duquel le tyran puiserait son pouvoir (ici à peine aperçu).
Racken à couper tout contact avec l'extérieur depuis qu'une caste de prêtres ne trouvait plus de bon goût son côté divin. A savoir que Racken était (et l'est assurément encore) un guérisseur.
Montana prend la tête d'une poignée de rebelles frileux en assassinant sans faire de détail leur chef. Son but est de rencontrer Racken, par l'intermédiaire des prêtres.
Ailleurs, Nomac - le maître des âmes - est sauvé par le stytch. Si Nomac meurt, le monde d'Arq en fera de même. Dès lors, les jours de Montana (qui avait tenté de le tuer) sont comptés. A moins que Nomac voit en cet homme pragmatique sanguinaire un autre destin...
Ce 4ème tome poursuit de nouveau l'exploration du monde de Arq dont on ne sait toujours pas de quoi il retourne, après des épisodes rétrospectifs dans Mémoires 1 & 2 sur le passé des protagonistes.
Le graphisme est flamboyant, beau, contemplatif parfois. Tour à tour profond, mystérieux, Andreas déploie ses cartes à petites touches laissant le lecteur en plein doute, avec toutes ses interrogations. La lenteur du scénario est frustrante et judicieuse car en quittant à regret l'histoire, on ne pense qu'à une chose : dévorer la suite.