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Sujet proposé le 22/04/2005 à 19h42 par Ione |
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RE : Boris Vian
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23/04/2005 à 13h56
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| | | | | | Citation :
les anguilles sortant des robinets, les nénuphars qui poussent dans les poumons des jolies filles, l'anticléricalisme, l'antimilitarisme et les cocktails composés à l'aide d'un piano où chaque note, chaque accord correspond à un ingrédient. |
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C'est exactement ça !!
C'est ce qui m'est resté de ces lectures.
Quant aux autres auteurs cités... ben je crois que j'ai encore des années de lecture devant moi !! Youpi !
et merci à vous pour toutes ces infos !
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RE : Boris Vian
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23/04/2005 à 14h15
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| | | | | | Citation :
Au début des 80's j'avais l'impression que Jouanne, Barbieri, Volodine et à un moindre niveau Lecigne s'étaient engagés en opportunistes dans la brêche largement ouverte par Brussolo |
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Quelle drôle d'idée ! Je n'aurais jamais pensé qu'on pouvait voir les choses sous cet angle. En tout état de cause, ça ne résiste pas aux faits. Barbéri est contemporain de Brubru (tous deux commencent à publier dans les années 70) ; Lecigne apparaît en 1978 dans Futurs au présent, où Brussolo fait ses débuts professionnels ou peu s'en faut ; Jouanne débute dans une revue de littérature ( Minuit) à la fin des années 70 ; Volodine s'est retrouvé publié par hasard dans une collection de SF (son premier manuscrit n'avait pas été envoyé à Présence du Futur, mais à un directeur de collection de littérature générale chez Denoël). Mis à part le dernier, tous ces auteurs ont commencé à écrire à une époque où personne ne savait qui était Brubru, hormis une poignée de lecteurs de fanzines. Parler d'opportunisme est donc sans objet.
Quant à la "brèche largement ouverte", l'expression me fait franchement rigoler car Brubru n'a jamais rien ouvert du tout. Il a vu une ouverture, il l'a franchie, et elle s'est refermée derrière lui. Il n'a rien apporté à la SF, qu'il dénigre depuis des décennies alors qu'il ne serait pas là où il en est sans le milieu SF qui l'a soutenu avec un masochisme qui me laisse personnellement pantois.
Pour en revenir à ton impression, je pense que tous ces auteurs, Brussolo compris, représentent simplement un certain "esprit du temps" (fin 70's, début 80's), d'où un air de ressemblance plus ou moins prononcé dans l'aspect absurde, cruel et surréaliste de tout ou partie de leur œuvre. Plutôt qu'un défricheur de nouveaux territoires, Brubru a été l'arbre qui cachait la forêt. Et ce, pour des raisons qui m'ont toujours échappé car il n'était pas meilleur, ni plus original que les autres.
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 « Fuck the mundanes of Mainstream, the elitists of Literature. We’re Genre and proud of it. » (Hal Duncan)
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RE : Boris Vian
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23/04/2005 à 15h53
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"Au début des 80's j'avais l'impression que Jouanne, Barbieri, Volodine et à un moindre niveau Lecigne s'étaient engagés en opportunistes dans la brêche largement ouverte par Brussolo"
Détrompes-moi, El Polémiquiéro (A ce propos on ignore encore l'origine de ton sobriquet, racontes-nous çà dans "pseudos"..!), dans la citation sus-jacente, j'ai bien écrit "j'avais l'impression". Ce qui dénote une certaine incertitude, non ! L'exhaustivité de la connaissance n'existe pas, sinon un forum comme le nôtre n'aurait pas lieu d'être, c'est un lieu d'échanges. La certitude de tout savoir et de tout avoir compris n'ouvre pas les portes de la communication, elle érige son détenteur en position de demi-dieu hautain et méprisant. Tu sembles avoir beaucoup de choses à dire, qui plus est fort intéressantes...! C'est dommage...!
Une polémique nous avait déjà opposés il ya quelques temps au sein de "Nos premières amours". Toujours autour de "Futurs au présent" d'ailleurs...! Polémique dans laquelle je n'ai pas voulu m'engager...par lassitude exclusive..!
Brussolo in Sfère n°16 affirme: "Je tire sur des fantômes qui se font de plus en plus précis, je fais plus de détails ! Seul m'importe qu'on me fournisse des armes pour soutenir le siège". Brussolo n'a peut-être rien apporté à la SF (pour reprendre ta propre expression) mais il t'a apporté beaucoup: tu tires sans discernement sur tout ce qui bouge...!
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RE : Boris Vian
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24/04/2005 à 17h51
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| | | | | | lacroute :
Quelqu'un pourrait-il m'aider à franchir le pas? |
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Quelques extraits de L’écume des jours pourraient peut-être être utiles?
Extrait 1 - L'humour féroce
- Votre père est agrégé de mathématiques ?
- Oui, il est professeur au Collège de France et membre de l’institut ou quelque chose comme ça… dit Alise, c’est lamentable… à trente huit ans. Il aurait pu faire un effort.
Extrait 2 - Le routinier qui bascule dans l’étrange
Chick tente de faire le nœud de cravate de Colin...
Il passa le gros bout sous le petit, le fit revenir dans la boucle, un tour vers la droite, le repassa dessous, et, par malheur, à ce moment-là, ses yeux tombèrent sur son ouvrage et la cravate se referma brutalement, lui écrasant l’index. Il laissa échapper un gloussement de douleur.
- Bougre de néant ! dit-il. La vache !!!
- Elle t’a fait mal ? demanda Colin compatissant.
Chick se suçait vigoureusement le doigts.
- Je vais avoir l’ongle tout noir, dit-il.
- Mon pauvre vieux ! dit Colin.
Chick marmonna quelque chose et regarda le cou de Colin.
- Minute !... souffla t-il. Le nœud est fait !... Bouge pas !...
Il recula avec précation sans le quitter des yeux et saisit sur la table, derrière lui, une bouteille de fixateur à pastel. Il porta lentement à sa bouche l’extrémité du tube à vaporiser et se rapprocha sans bruit. Colin chantonnait en regardant ostensiblement le plafond.
Le jet de pulvérin frappa la cravate en plein milieu du nœud. Elle eut un soubresaut rapide et s’immobilisa, clouée à sa place par le durcissement de la résine.
Extrait 3 - La poésie
Les gens marchaient un peu plus haut et respiraient plus fort car il y avait de l’air en abondance. Le soleil dépliait lentement ses rayons et les hasardait, avec précaution , dans des endroits qu’il ne pouvait atteindre directement, les recourbant à angles arrondis et onctueux, mais se heurtait à des choses très noires et les retirait très vite, d’un mouvement nerveux et précis de poulpe doré. Son immense carcasse brûlante se rapprocha peu à peu, puis se mit, immobile, à vaporiser les eaux continentales et les horloges sonnèrent trois coups.
Extrait 4 - L’émotion
Et puis non, finalement pas d’extrait. L’émotion est en effet partout, poignante et douloureuse car L’écume des jours est une superbe histoire d’amour où l' être aimé dépérit. L’angoisse et le désespoir s’installent progressivement et inexorablement vous étreignent.
Vian est un maître. Cela faisait 20 ans que je n’avais pas ouvert L’écume des jours. Depuis j’ai perdu des êtres chers que la maladie a emportés et la lecture de certains passages a aujourd’hui évoqué en moi des émotions encore plus vives que lors des premières lectures que j’ai faites de cette œuvre.
Lorsqu’on lit que l’exécution d’une ordonnance médicale s’effectue avec une petite guillotine, lorsqu’un escalier se dérobe vraiment sous les pas, lorsqu’une maison rétrécit vraiment à l’image d'un univers mental qui se focalise sur l’obsession de perdre un être aimé alors on comprend le génie de cet écrivain qui tordait les mots en leur redonnant leur sens premier.
Eternel respect au magicien des mots qui disait
La vie, c'est comme une dent
D'abord on y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie
En revanche, lone, même après réflexion impossible pour moi d’établir un quelconque parallèle entre Dick et Vian. Complètement impossible.
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 "Mes doigts sont verts et quelquefois ils tombent." (Le troupeau aveugle – John Brunner)
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